jeudi 26 mai 2016

Incipits: Berry, Contes milésiens



Il était une fois, sur le bord de la mer, / Proche d'Ephèse, au seuil de l'Ionie, / Une ville fameuse, entre toutes bénie / Pour sa beauté, pour sa grâce infinie, / Et pour la douceur de son air, / Ville de marbre blanc, dont les vastes banlieues / Expiraient en caps d'or au plus frais des eaux bleues, / Cité de vin, que la Grèce appelait / Milet, / Toute en lieux de plaisir plus riches et plus ambles / Que des temples.
(Les Cocus de Milet, Prologue)


André BERRY, Contes milésiens, tirés d'Apulée et mis en vers français, 70 dessins de Joseph Hémard, La Tournelle, 1936.




jeudi 19 mai 2016

Incipits: Lecoq, Les Morues



Au début, il y a la sonnette — et la porte qui s'ouvre et se referme sans cesse.


Titiou LECOQ, Les Morues, 2011.


jeudi 5 mai 2016

Incipits: Giraudoux, Bella



René Dubardeau, mon père, avait un autre enfant que moi, c'était l'Europe.


Jean GIRAUDOUX, Bella, Fayard (Le Livre de Demain), 1938.







mardi 26 avril 2016

Incipits: Catulle, Poesies (choix André Berry)



Moineau, délices de ma mie, avec qui souvent elle s'amuse, qu'elle tient dans son sein, qu'elle agace en lui donnant le bout de son doigt et dont elle provoque les ardentes morsures, lorsque à l'éclatant objet de mon désir il plaît de mener je ne sais quel jeu charmant, petite consolation à sa douleur (ainsi veut-elle, je crois, apaiser une ardeur pénible), – que ne puis-je comme elle jouer avec toi et alléger les tristes soucis de mon cœur ! (I. Le Livre de Lesbie, 1. "Au moineau de Lesbie")


CATULLE, Poësies, choix et traduction d'André Berry. Paris : Jacques Haumont, 1942.





mardi 5 avril 2016

Marguerite YOURCENAR, Les Charités d'Alcippe


Marguerite YOURCENAR, Les Charités d'Alcippe. Paris : Gallimard, 1984. Nouvelle édition.

M'ont traîné dans des lits que je ne savais pas. ("Les Charités d'Alcippe", p. 12)

J'existe à tout jamais dans ce que j'ai donné. ("Les Charités d'Alcippe", p. 12)


mardi 29 mars 2016

Incipits: Yourcenar, Les Charités d'Alcippe



Je me suis allongé sur le sable des grèves / Où l'usure du monde a d'arides douceurs; / C'était l'heure étonne où les astres se lèvent; / Recouvrant leurs longs corps de la nacre des rêves, / J'ai vu venir à moi les Sirènes mes sœurs. ("Les Charités d'Alcippe").


Marguerite YOURCENAR, Les Charités d'Alcippe, 1956, nouvelle édition 1984.


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